A GRANDE MAIN, BELLE BAFFE !

Lors de sa rencontre avec un géant dans un pub écossais, Auguste Derrière eu l’idée de faire un recueil sur les records de gens ordinaires et autres bizarreries… C’est en buvant de la Guinness qu’Auguste lança le nom du recueil « Guinness World Records ». Présent sur les lieux, Sir Hugh Eyre Campbell Beaver, ingénieur britannique à l’oreille attentive, prit à son compte ce concept et fila chez Norris et Ross McWhirter qui possédaient une agence de documentation à Londres. Le Livre Guinness des records est paru pour la première fois en 1955…

GeantGuiness

AMIS FAMEUX

En 2004, dans le cours de nos recherches pour reconstituer la vie oubliée d’Auguste Derrière, nous avons eu l’immense coup de chance de retrouver la trace de son arrière petit-fils (qui préfère garder l’anonymat). Cette rencontre inespérée nous a permis de mettre la main sur une grande quantité d’archives familiales. Par exemple, plusieurs photos nous ont appris qu’Auguste Derrière a fréquenté nombre de personnalités éminentes du monde culturel parisien et, notamment, Jean Cocteau. Voici un cliché les montrant ensemble lors d’une soirée jazz. Cocteau est à la batterie alors qu’Auguste le dérange en lui présentant la maquette de couverture de son ouvrage.

Cocteau1

DERRIÈRE LE VAMPIRE

Une étonnante trouvaille faite récemment par la Cinemathèque Allemande atteste que les premières prises de vue du chef d’oeuvre expressionniste de Friedrich Murnau « Nosferatu le vampire » (1922) ont été faites sans le fameux acteur allemand Max Schreck, mais par un dénommé August Derriehr. Au vu de la photo ci-jointe, vous comprendrez vite, vous aussi, que l’auteur des Moustiques se cache en fait derrière cette orthographe approximative.
Nous n’avons pas les détails du tournage, mais on peut en déduire qu’Auguste s’est rapidement fait virer par Murnau pour être remplacé, dans le rôle du comte Orlok, par Max Schreck, avec le succès que l’on sait.

nosferatu-murnau

QUI VIVRA, MOURRA…

C’est en lançant ce bon mot qu’un jour de 1920, lors du tournage de “An Eastern Westerner”, Harold Lloyd fit la connaissance d’Auguste Derrière et l’adopta immédiatement comme ami et mentor.
Ils auraient collaboré sur plusieurs films, notamment le célèbre “Monte là-dessus !” (Safety Last!) de 1923, dans lequel les cascades de la scène mythique de la pendule seraient en fait réalisées par notre Auguste idole, grimée en Harold Lloyd (ce dernier étant atteint d’un gastro carabinée au moment du tournage). Etant donné le caractère peu glorieux de cet épisode, on comprend qu’il fut gardé confidentiel par les producteurs.

HaroldLloyd